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« Les chiens aboient, l’anime passe »

La petite histoire de l’anime

Sortons du cadre strict du cinéma pour cet article afin de nous pencher sur un phénomène aujourd’hui totalement intégré à notre culture, mais qui eut du mal à quitter le pays du soleil levant : le manga.

Format qui a eu des débuts un petit peu chaotiques en France : « Quelle idée de faire une BD qui se lit à l’envers ? Mais pourquoi y’a pas de couleur ? Mais on comprend rien à l’intrigue ! ». Après avoir conquis les cœurs au Japon il dût déposer les armes devant l’incompréhension française bien que des animes (adaptations filmées de mangas) comme Conan le barbare en 1972 aient réussi à passer entre les mailles du filet.

Mais c’était sans compter sur le cultissime et choquant Akira parut en 1982 qui eut l’effet d’une bombe en France. Qui aurait cru qu’une BD puisse être une telle claque pour les petits et les grands ?! Face à une telle œuvre, c’est au tour des lecteurs de ployer le genou face au manga. Face à la montée du phénomène, la France essaye de s’y mettre dans les années 90. Mais comme le dit une pub : « souvent imité, jamais égalé » et la France ne manque pas de confirmer cela puisqu’elle sort à cette époque des animes du niveau d’Il était une fois la vie. Ce dernier bien qu’étant instructif est très loin d’un Dragon Ball.

Mais le manga français a fait bien du chemin depuis et aujourd’hui il mérite d’être adapté sur petit et grand écran, les mangakas français ayant réussi à passer de la mimèsis à la création de contenus originaux. On ne reprend plus une recette toute faite mais on essaye d’innover et d’apporter une touche « à la française » avec des héros contrastés slash humains et des intrigues complexes. Et puis, ne nous voilons pas la face, ça fait du bien de voir un anime en français dans lequel le doublage n’est pas fait à la va-vite par des enfants à la voix suraiguë mais par des professionnels choisis avec soin pour coller aux personnages. Ainsi le manga francophone a su dévoiler tout son potentiel comme le montre le très bon manga Last Man adapté en série en 2016, aujourd’hui disponible sur Netflix.

La jeunesse contemporaine est donc nourrie au lait de manga et tout le monde peut en citer au moins un, ne serait-ce que de nom. La France est tout de même le deuxième pays consommateur de manga et d’anime après le Japon ! Mais cette bonne nouvelle s’accompagne néanmoins d’une mauvaise. Comme pour les films et les séries, il y a trop de choix pour le spectateur qui pourrait passer sa vie à en regarder sans en épuiser la liste. Nous sommes ici face à « l’anti-angoisse de la page blanche », on n’angoisse pas du vide mais du trop-plein. Il y en a pour tout les goûts entre ceux sur la cuisine, les thrillers, les biscotos, l’amour, le rejet…  Avec tout ça, qui ne passerait pas 30 minutes -comme pour un film- sur un site de streaming sans trouver quoi regarder…  C’est là qu’intervient votre humble serviteur l’araignée, je vais m’essayer à débroussailler le panorama des animes pour vous proposer la « crème de la crème » (sur un ton légèrement british) lors de différents articles.

On a trop longtemps vu les animes comme du contenu pour enfant, il faut couper court avec cette idée car au même titre qu’il y a des BD pour adultes (Je ne parle pas de BD coquine mais bien de BD POUR adultes), des mangas et anime peuvent s’adresser à un public mature. Aussi, je déconseille très fortement de faire voir Tokyo Ghoul a un enfant de 10 ans au risque de lui provoquer des envies cannibales…

Les animes sont d’une richesse incroyable, grâce aux dessins ils ne sont pas cantonnés aux limites des prises de vues réelles. On peut montrer les choses les plus extravagantes, les plus choquantes, les plus audacieuses. Mais pour autant, ce qui fait le succès d’un anime, reste le subtil mélange entre fiction et réel qui permet à celui qui le regarde de se projeter et de croire en l’incroyable.

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