Critiques

Analyse de deux courts métrage du Nikon Festival 2021

Aujourd’hui nous allons analyser deux courts métrages issus du Nikon Festival. Ils ont en commun deux choses, le thème imposé « Un jeu », ainsi qu’une durée maximale de 2 minutes 20. Tous deux sont très plaisant à regarder et ne donnent pas du tout l’impression d’être réalisé par des amateurs.

https://www.festivalnikon.fr/video/2020/1073

Grizzly- 1

« Samuel et son coéquipier sont en pleine mission. Leur objectif, récupérer une jeune fille prise en otage par deux malfrats. Mais lorsqu’il arrive devant eux, un imprévu se fait entendre. Un ordre est un ordre ! »

Dans ce premier court métrage nous nous retrouvons directement plongé dans l’action, en pleine scène de furtivité. Les premiers plans tournés au drone sont assez originaux et donnent un sentiment de liberté et de hauteur, ce qu’une simple caméra ne pourrait pas faire. L’intrusion dans le bâtiment désaffecté est montée d’une façon assez dynamique avec beaucoup de coupure et de plans différents, la bande son a également un tempo assez rapide et accompagne très bien l’avancée des deux personnages. Cet accord créé ainsi une ambiance pesante et assez stressante que le spectateur peut assez facilement ressentir. Malgré tout la séquence est un peu sombre par moment, bien que cela semble être volontaire de la part du réalisateur.

Toute la première partie n’est finalement qu’une simple histoire imaginée par un enfant, seul dans sa chambre avec une couverture, des figurines et une cagoule. Ce sont les seuls outils lui permettant de créer son monde, dont il en est le héros principal. A travers le thème imposé, le réalisateur a voulu nous rendre nostalgique en nous montrant que le plus élaboré des jeux n’est rien sans imagination. Il nous laisse également une fin ouverte, en faisant un parallèle entre sa vie et son imagination.

 

https://www.festivalnikon.fr/video/2020/1367

Le coucou

« Lorsque sonne le 4 de chaque mois, les petites filles d’un vieil orphelinat s’adonnent à un jeu étrange. »

Ce court métrage est complètement différent du premier, le côté bon enfant est vite remplacé par le suspense et le drame. Ce jeu n’est pas simplement le fruit de l’imagination des enfants. Cette fois-ci, il est bien réel, et ce n’est pas non plus n’importe quel jeu. Les jeunes orphelins jouent à cache-cache, et chaque personne trouvée doit participer à la roulette russe. Au fur et à mesure, le spectateur se demande si tout cela n’est pas simplement fictif et si cette mise en scène ne serait au final qu’un leurre.

Dans la forme, ce court métrage est très bien réalisé. Le décor est cohérent et véhicule le coté angoissant de l’histoire, tout comme les costumes ainsi que l’éclairage. Le mixage son avec les pauses lors des moment cruciaux sont également un détail à ne pas négliger, ils appuient le visuel et aident à transmettre les émotions. L’aspect thriller dramatique est clairement maitrisé par la réalisatrice, elle veut nous faire peur et y arrive assez bien.

Ce que ce court métrage nous dit après l’avoir visionné est assez troublant. On parle ici d’orphelins, jouant seuls la nuit dans une grande pièce de châteaux très peu illuminée. La roulette russe est en quelque sorte un jeu, mais le résultat en est beaucoup moins amusant. Pourquoi certains souhaitent vivre et d’autres non ? Pourquoi décident-ils de cela avec un simple jeu de cache-cache en se cachant dans une seule et même pièce ? C’est avec toutes ces questions que la réalisatrice nous laisse au bout de ces 2 minutes 20.

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