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5 bonnes raisons de regarder la série Fargo

Envie de retrouver l’ambiance des films des frères Coen, ou tout simplement besoin de changer d’air, après avoir vu les dernières sorties de Netflix ? Cette série est pour vous ! Aujourd »hui, je vais vous montrer en cinq points pourquoi la série Fargo vaut le détour et mérite plus d’attention ! 


1) Une adaptation réussie du film des frères Coen

La série Fargo est adaptée du film éponyme de Ethan et Joel Coen (qui ont entre autres réalisé O’Brothers et No Country For Old Men) sorti en 1996. Bien que très récente (sortie en 2014 !), elle reste fidèle à l’ambiance austère et hivernale de l’œuvre originale. Dans le film, on suit l’histoire de Jerry, directeur commercial d’une concession automobile endetté jusqu’au cou, qui décide de faire appel à deux malfrats pour orchestrer le faux enlèvement de son épouse, afin de toucher la rançon de son beau-père fortuné. Mais la situation dégénère rapidement …
Les quatre saisons, indépendantes les unes des autres, suivent une trame similaire : un personnage à la vie relativement calme se retrouve contre son gré impliqué dans une situation peu confortable et doit lutter pour sa survie. Si les époques varient d’une saison à l’autre (par exemple, la première saison se déroule en 2006, mais la deuxième a lieu en 1979), les histoires se font écho et forment un tout cohérent. La série peut d’ailleurs être visionnée sans avoir préalablement vu le film, même s’il est vivement recommandé de le regarder en premier pour comprendre les clins d’œil dissimulés dans chaque épisode.

2) Le genre policier maîtrisé à la perfection

La police, incarnée par différents personnages, joue un rôle clé dans chaque histoire, puisque c’est elle qui dénoue le nœud de chaque affaire. La tension est croissante tout le long des enquêtes et tient le public en haleine jusqu’au dénouement final. Meurtres, trahisons, manipulations, … les histoires sont plus sordides les unes que les autres, donc âmes sensibles s’abstenir (d’autant plus que la série reprend la patte des frères Coen, réputés pour leurs films violents et noirs). La série multiplie les rebondissements et frôle parfois même les frontières du fantastique et de la science-fiction.

3) Des personnages profonds et attachants

Tous les personnages sans exception suivent une évolution déterminante. Les plans retranscrivent avec subtilité les points de vue de chacun, qui se croisent et s’enchaînent sans accroc. Les saisons calquant un scénario-type bien précis, on retrouve sans surprise les mêmes camps à chaque fois. Les histoires sont généralement teintées d’une forme de manichéisme : on suit, d’une part, le policier qui déploie tous les moyens possibles pour découvrir ce qui s’est véritablement passé et pour trouver les preuves appuyant ses hypothèses (donc le « gentil »), et de l’autre, un (ou plusieurs) personnage malveillant qui tire profit de la situation (le « méchant » évidemment). Mais on ne tombe pas pour autant dans le cliché. La philosophie de vie de chaque personnage est décrite dans chaque dialogue. Si un personnage agit d’une certaine manière, cela ne tombe pas du ciel !

4) Une importance accordée au symbolisme

Il n’est pas exagéré d’affirmer que le symbolisme est placé au centre chaque épisode. Les répliques sont truffées de métaphores et autres figures de style, dont le classique « je vais vous raconter l’histoire d’un homme qui … » pour souligner la gravité d’une situation. Si cela peut (ironiquement) exaspérer certains personnages ou amuser le spectateur, cela reste un moyen habile pour mieux cerner les personnages et les enjeux auxquels ils sont confrontés. Un exemple remarquable de métaphore est un des épisodes de la troisième saison mettant en scène les personnages à la manière du conte musical Pierre et le Loup. Le personnage du mafieux au sourire carnassier incarne parfaitement le prédateur prêt à tout dévorer sur son passage.

5) Un cynisme discret mais incisif

Fargo est avant tout une satire qui dépeint avec cruauté les conséquences d’une soif de vengeance, qui hante des personnages victimes de leur propre condition. Certaines scènes soulignent la perversité de certains, qui n’hésitent pas à dépasser les limites de l’éthique. La série porte globalement un regard fataliste sur le destin de ses protagonistes, à croire que les scénaristes s’amusent de leur situation.

Dans le thème « le protagoniste déclenche une série d’actions dont il perd le contrôle » …

No Country For Old Men, de Ethan et Joel Coen : alors qu’il chasse à la frontière mexicaine, un homme fait la découverte d’une mallette contenant deux millions de dollars sur les lieux d’une tuerie entre narco-trafiquants et l’emporte, déclenchant par conséquent une série d’actions d’une violence inouïe.


Marie DAMONGEOT

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